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Désirs d'Avenir des Vals de Saintonge

Blog de soutien à Ségolène ROYAL, Présidente de la région Poitou-Charentes.

La tentative de victimisation de Sarkozy

Publié le 20 Avril 2012 par Daniel GIAT in zeredac

Nicolas Sarkozy en meeting à Nancy - cc UMP Photos

Nicolas Sarkozy en meeting à Nancy - cc UMP Photos

Par Hemingway

Pendant des mois, pour relativiser les sondages qui le donnaient systématiquement perdant, Nicolas Sarkozy expliquait à qui voulait l’entendre qu’il reprendrait la tête du peloton lorsque la campagne présidentielle débuterait car les électeurs ne se détermineraient pas en fonction de « je l’aime ou je ne l’aime pas » mais en considérant celui qui serait le plus apte à présider la France pour les cinq prochaines années. Bref, un choix de comparaison. Et à ce jeu-là, il était certain d’écraser tous ses adversaires.

On aurait pu logiquement en déduire qu’il accepterait de bonne grâce la compétition avec les neuf autres protagonistes de la campagne dans le cadre légal existant. D’autant plus que ministre de l’Intérieur presque sans discontinuer de 2002 à 2007 puis président de la République durant cinq ans, il n’avait pas cru bon de modifier les règles de la campagne: pour être candidat à la présidentielle, il faut obtenir 500 parrainages de maires, conseillers généraux ou régionaux et parlementaires  ; une fois ces signatures obtenues, chaque candidat dispose du même temps d’antenne que les autres pendant la durée – courte au demeurant – de la campagne officielle pour présenter ses propositions et permettre aux Français de voter en toute connaissance de cause.

Eh bien, pas du tout ! Nicolas Sarkozy vient de découvrir que la campagne est en fait faussée et bien entendu à son unique désavantage. Le président sortant devient, par la magie d’un raisonnement, une victime du système dont il a été pendant dix ans un représentant éminent.

Le candidat de l’UMP n’est plus un candidat luttant à armes égales avec ses adversaires pour montrer qu’il est le meilleur. Il est désormais celui qui doit faire face à un groupe de 9 candidats ligués contre lui. C’est ce qu’il a dit très explicitement aujourd’hui, lors d’une réunion publique à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne.

Ce nouvel argumentaire dont l’origine est peut-être à rechercher dans un édito de Catherine Nay sur Europe 1 le week-end dernier, permet au président sortant qui ne sait décidément plus à quel saint se vouer, d’utiliser la ficelle certes usée jusqu’à la corde mais qu’il espère encore pouvoir servir, de la victimisation susceptible de susciter une réaction de défense de la part de la fameuse « majorité silencieuse ».

Cette posture est censée donner un second fruit dimanche soir au moment de l’analyse des résultats du premier tour. Nicolas Sarkozy et ses amis nous serviront alors l’argument suivant : « Son score est extraordinaire ! Rendez-vous compte : seul contre tous et il parvient à sortir aussi haut. Cela veut dire qu’il a toutes ses chances maintenant qu’ils sont un contre un ».

Mais au-delà de la part de cynisme politique que révèle cette manœuvre grossière – l’heure n’est plus à la finasserie…  –, c’est une forme de désarroi qui perce lorsque Nicolas Sarkozy dit « je passe à la télévision à des heures extraordinaires entre des personnes, que je ne connais pas d’ailleurs, qui viennent tous les cinq ans comme une forme de festival de Cannes ». Le désarroi d’un homme politique qui, à défaut d’être aimé, souhaiterait, au moins, être naturellement reconnu pour ses qualités hors du commun sans avoir à se mélanger à des rivaux pas à sa hauteur.

Source : http://zeredac.com/2012/04/20/la-tentative-de-victimisation-de-sarkozy/

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