Par Belle-Amie
Elle est arrivée la victoire tant attendue par le peuple de gauche comme par ceux qui ont fini par trouver insupportable le quinquennat Sarkozy. François Hollande est l’incarnation de cette victoire, de cette espérance, de l’espoir de retrouver la France, la Nation dont on est fier, celle que le monde regarde, aime et admire. Cette victoire, le Président élu François Hollande lui a donné sens. D’abord à Tulle dans un discours très à la fois emprunt d’émotion et quand même très institutionnel. Puis dans un discours très chaleureux, plus improvisé, voix cassée et face à la foule souvent très jeune réunie place de la Bastille.
A la Bastille, c’est un François Hollande très Kennedy qui a appelé les Français à “prendre votre part, oui votre part chacune et chacun d’entre vous, au redressement, à l’effort de Justice, au rassemblement autour de la plus belle cause qui vaille celle de la Jeunesse de France“. “Je suis le Président de la jeunesse de France, Président de la justice en France” a-t-il ajouté, marquant l’horizon à atteindre. Ce que François Hollande venait à Tulle de désigner comme ses 2 “engagements majeurs” pour le quinquennat qui s’ouvre, ”la justice et la jeunesse“, dans la droite ligne qe ce que l’on aurait désigné voolà cinq comme le “désir d’avenir” et la recherche d’un “ordre juste” du peuple de France.
A ces 2 nouvelles frontières, François Hollande en a ajouté une, qui fait d’ors et déjà trembler les droites ultra-libérales, l’Europe. A la Bastille, François Hollande a appelé au “changement en Europe“, pour en “terminer avec l’austérité” et pour faire que la victoire tant attendue en France lève aussi “un mouvement en Europe“. Au mot prononcé à Tulle et à la Bastille, le Président élu ajoute latoute première interview d’après-victoire accordée au site de presse Slate.fr toute entière consacrée à l’Europe et à son entrée sur la scène international.
Face à l’urgence de la situation à laquelle les peuples d’Europe font face, François Hollande en appelle à “un sursaut est nécessaire pour fixer de nouvelles perspectives, ouvrir de nouveaux chantiers, protéger les citoyens.” Faute que quoi, le Président élu pointe le danger du délitement européen, “s’il n’y pas un rétablissement de la confiance entre les peuples et l’Europe, nous assisterons à une montée des populismes qui finira par entraver le projet européen, et un jour par faire éclater la zone euro” déclare-t-il. Et François Hollande de proposer aux Européens d’engager la création d’une “l’Europe de l’énergie” et d’armer financièrement l’Union Européenne en lui permettant de lever l’emprunt, avec la création des EuroBonds auxquels s’oppose Angela Merkel.
S’il y a bien une nouvelle frontière à conquérir, à dépasser, il se trouve là-bas du côté du bureau de la Chancelière allemande comme du côté de ce que François Mitterrand avait coutume d’appeler le mur de l’argent.
En vidéo le discours de François Hollande à la Bastille :
Et quelques images de la Fête de la victoire, place de la Bastille signée Jean d’Arcueil :
