Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) accable le gouvernement dans son bras de fer avec Ségolène Royal sur la contraception des adolescents.
Et dans les faits, il reste encore beaucoup de failles pour faciliter la contraception des adolescents. La loi leur garantit un accès autonome à la contraception seulement dans les termes, puisqu'ils doivent présenter encore la Carte vitale de leurs parents pour se faire rembourser.
Toujours selon le rapport, l'accessibilité aux centres de planification familiale demeure en outre "limitée" et le coût de la contraception souvent trop élevé encore, pouvant aller jusqu'à 175 euros annuels pour un timbre contraceptif hebdomadaire par exemple.
La présidente de « Ni Putes, ni soumises » Sihem Habchi, salue l'initiative de Ségolène RoyalCette absence d'information, la présidente de « Ni Putes, ni soumises » Sihem Habchi, au premier rang de la lutte pour la défense des jeunes femmes, le vit au quotidien. Sihem Habchi observe que dans les banlieues, le message de la contraception est inexistant ou déformé. « On assiste à une régression dans le comportement des garçons. Et avec l'islamisme, les femmes voilées n'ont pas accès à la contraception. Les adresses circulent sous le manteau. » Sihem Habchi salue l'initiative de Ségolène Royal de son « Pass contraception ». La présidente de Poitou-Charentes, elle, dénonce le fait que le gouvernement bloque son initiative qui permettrait un libre accès à la contraception des adolescentes.
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