Voilà plusieurs semaines que l’ancien Premier Ministre Socialiste squatte les plateaux télé. Chaque fois il nous en apprend un peu plus sur le déroulement des primaires. Dernière confidence en date, le patron du FMI verrait l’idée de se présenter aux primaires faire lentement son chemin. Coluche aurait dit « quand on en sait aussi peu que ça, on ferme sa G…. ».
Mais revenons un instant sur cette confidence. Si elle est vraie, et FABIUS nous l’assure, quel luxe que de pouvoir réfléchir à son plan de carrière, quand dans le même temps des milliers d’ouvriers voient leur emploi confisqué par les caprices du titanesque marché, au sommet duquel, comble du cynisme, on est assis.
Tout dans le comportement qu’affiche Laurent FABIUS prête à confusion. Il semble vouloir s’affirmer comme étant maître d’œuvre des primaires, déguisant maladroitement cette suprématie, sous le faux habit du sage. Avec sa suffisance habituelle il distribue les prix de vertus. Premier prix à DSK, second à AUBRY, troisième à lui-même. Quant aux autres candidats, il les relaye au rang de simples « aspirants ». Il n’oublie pas au passage de distiller à ces « comiques troupiers » le sage conseil de « préserver l’unité »
Si je n’étais pas un socialiste témoin de la chienlit qui a détruit le PS en 2005, et dont le conseilleur d’ aujourd’hui a été le principal artisan, j’éclaterais de rire. Malheureusement cette leçon donnée par un fossoyeur ne m’amuse guère. Cet espèce d’éléphant dégingandé, posant son condescendant regard sur les candidatures déjà déclarées les raille en prétendant que " avant l'heure c'est pas l'heure".
Certes, mais après l'heure c'est plus l'heure. Lui qui a magistralement manqué le train de son destin, devrait y réfléchir. Qu' il arrête d’entraver les espoirs socialistes au seul profit de ses désormais modestes ambitions
Ne vous y trompez pas, l’éléphant ne pense qu’à lui. Il est fort à parier qu’il a déjà échangé son soutien contre un perchoir ou un maroquin. Comme pour mieux se vendre il se reconnaît, exempt de toute modestie en la matière, l’unique qualité de pouvoir parler à toutes les gauches, en regard de son histoire personnelle.
Le drame avec ce genre d’individu, bien plus imbu de leur personne que de leurs convictions, c’est qu’ ils "contaminent" le Parti et l' enferment dans un archaïsme qui le condamne auprès de l’opinion.
Ce qui manque au PS, c’est un cimetière d’éléphants.
Christian
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