À l’usage des électeurs qui ne sont pas au courant des règles concernant la répartition des attributions entre communes, départements et régions : Super-Ségo ne dispose d’aucun de ces pouvoirs. Les taxes locatives et foncières relèvent pour l’essentiel des communes (avec des taxes additionnelles d’un pourcentage limité destinées au département et à la Région) et les aides sociales comme l’attribution de logements sociaux (pour ceux qui ne sont pas pourvus par les communes) sont du ressort exclusif du département et des Caisses d’allocation familiales (lesquelles versent par exemple le RSA pour le compte du Conseil général).
Or, Ségolène Royal est présidente de la Région. Point barre. Elle ne siège nullement dans le conseil municipal de La Rochelle non plus qu’au conseil général de la Charente-Maritime. En revanche, elle est la responsable en chef du budget de sa région et à ce titre la Région de Poitou-Charentes pourrait prélever une taxe sur les carburants. C’est ainsi que l’Etat qui s’est défaussé sur les collectivités locales d’une foultitude de charges qui lui incombaient et qu’il devrait compenser à l’euro près a permis aux régions de majorer à leur avantage la taxe sur les produits pétroliers (l’ancienne TIPP devenue TIPCE). Or, Baptiste Bize sur La Nouvelle République nous apprend que selon une étude menée par l’association de consommateurs CLCV l’on trouve dans la Région Poitou-Charentes les prix à la pompe les moins chers de France (30 juil.2012) pour une raison bien simple : la région a choisi de ne pas appliquer cette majoration.
«approche punitive de l'écologie»
Outre l’attention aux plus faibles et l'approche écologique, l'on retrouve deux thèmes chers à Ségolène Royal : la lutte contre la vie chère (depuis 2006 ce qui lui valut force quolibets tant à droite qu’à gauche) et l’écologie bien comprise – non punitive pour les consommateurs – au nom de quoi elle s’opposa de toutes ses forces à la fameuse taxe carbone qu’elle considérait - à fort juste titre - «inutile écologiquement mais socialement injuste»s’attirant là encore les critiques tout aussi injustifiées des écolos, de la droite et d’une partie de la gauche.
Mais elle avait tellement raison que le Conseil constitutionnel retoqua le texte de loi l’instituant pour une raison bien simple : les consommateurs payaient le maximum alors que les industries les plus polluantes (de même que le transport routier) en étaient exonérées.
