Par Philippe Allard
Quand ils sont venus jeter à la rue des familles américaines, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Américain.
Quand ils sont venus piller la Grèce, je n’ai pas protesté par ce que je ne suis pas Grec.
Quand ils sont venus s’attaquer au Portugal et à l’Espagne, je n’ai pas protesté parce que je ne suis ni Portugais, ni Espagnol.
Et lorsqu’ils sont venus me dépouiller, il n’y avait plus personne pour protester. »
Dans ce contexte de crise internationale provoquée par la montée d’un capitalisme financier sauvage et arrogant, nous avons besoin à la tête de l’Etat d’une personnalité forte qui ne se résignera pas , d'une personnalité qui ira jusqu’au bout.
Nous avons besoin d’idéalisme pour changer ce monde à la dérive, ce monde fou qui jette à la rue des familles, qui plonge dans la misère des peuples alors qu’il n’a jamais autant produit de richesses.
Nous avons besoin de détermination, d’une force de conviction, d’une réelle volonté pour transformer ce monde.
En somme, nous avons besoin d’Elle :
« Entre nos Nations et le monde, l’Europe est aujourd’hui à la croisée des chemins. Or nos peuples n’ont plus guère confiance en elle, et c’est cette confiance qu’il faut rebâtir, sur d’autres bases pour qu’elle ne soit plus regardée comme, au pire la complice du capitalisme sans foi ni loi qui est à l’origine du désastre humain d’aujourd’hui, au moins pire comme une entité lointaine, et peu démocratique…
Je crois profondément que nous pouvons vaincre l’ensauvagement du monde en transformant l’Europe pour en faire un modèle de civilisation…
Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers. »
Ségolène Royal, discours d’Athènes le 12 mai 2009.
Pour lire l’intégralité du discours d’Athènes :
http://motione.over-blog.com/pages/discours-d-athenes-de-segolene-royal-le-12-mai-2009-3044957.html
MARTIN NIEMÖLLER est arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945 on lui doit ces mots :
« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
Par Philippe Allard
Par Militants de l'Espoir à gauche
