Elle était la candidate malheureuse de la présidentielle de 2007, mais également celle de la primaire socialiste d’octobre 2011.Ségolène Royal, pourtant, n’a pas dit son dernier mot, et repart en campagne pour la gauche pour soutenir la candidature de François Hollande à la présidentielle.
Aujourd’hui, la présidente de la région Poitou-Charentes tient à Marseille sa première « réunion publique de soutien à la campagne présidentielle ». Une réunion précédée par une visite dans les quartiers nord de la ville.
« Ma responsabilité politique était de mettre tout mon poids dans la balance pour que notre candidature ait l’avance la plus importante possible pour créer une dynamique de campagne », souligne à cette occasion Ségolène Royal dans Libération. Il y a cinq ans, elle représentait le parti socialiste lors de la présidentielle. Dorénavant, c’est au tour de François Hollande, son ex-compagnon, et père de ses quatre enfants. Mais pas question de tomber dans les « rancœurs, les contestations », confirme-t-elle dans les colonnes du quotidien. Dorénavant, elle doit mettre son expérience au service du candidat de son parti. « Je ne suis pas la même qu’en 2007. Je n’ai pas la même épaisseur (…) », confie-elle dans Libération.
Se démarquer « du discours misérabiliste sur les banlieues »
L’objectif de Ségolène Royal : « que la gauche gagne ». « On aurait pu gagner en 2007, précise-t-elle. La France a subi cinq ans de Sarkozy. On n'a pas le droit de le laisser nuire au pays. » Désormais, elle se doit de mobiliser les 17 millions d’électeurs qui avaient voté pour elle au second tour de la présidentielle. Et surtout, se démarquer « du discours misérabiliste sur les banlieues et dire aux jeunes : ‘Prenez-vous en main, on est à vos côtés’ », explique-t-elle à Libération.
Prochaines échéances, pour Ségolène Royal ? Les législatives, puisqu’elle se présentera dans la première circonscription de la Rochelle. Une candidature qui avait provoqué les foudres de nombre de ses camarades socialistes, puisque la présidente du Poitou-Charentes avait échappé à une primaire locale, tandis que deux autres femmes, Patricia Friou, conseillère municipale et générale, et Anne-Laure Jaumouillié, conseillère municipale de La Rochelle, briguaient également l’investiture. « C’est une maison que je connais bien, j’ai fait quatre mandats de député », rétorque Ségolène Royal dans Libération, faisant ainsi allusion à l’Assemblée nationale.
Mais en attendant, l’heure est avant tout à la campagne présidentielle. Le 22 mars, elle participera à un meeting avec François Hollande à Rennes