Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Désirs d'Avenir des Vals de Saintonge

Blog de soutien à Ségolène ROYAL, Présidente de la région Poitou-Charentes.

Royal élimé : La lettre d'Alain Supplisson

Publié le 10 Octobre 2011 par Daniel GIAT in Ségolène ROYAL

 

Royal élimé : La lettre d'Alain Supplisson 

 

 

Chère Ségolène,

Goût amer
Ce matin, je me suis réveillé avec ce sale goût amer des matins qui déchantent lorsque les rêves les plus fous sont brisés d’un coup. Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer l’immense déception qui a du être la vôtre, suite au résultat d’un 1er tour totalement inattendu.


 Comme vous vous en doutez, nous avons tous été anéantis au fur et à mesure que les estimations nous arrivaient dans les bureaux de vote. Pour boire le calice jusqu’à la lie, nous n’avons même pas eu le temps de venir vous soutenir, vous épauler hier soir, dans ce moment ô combien difficile, coincés que nous étions pour valider les PV sur place. Parce que vous  n’êtes pas toute seule, et vous le savez bien. Nous sommes là et nous, nous ne vous lâcherons pas, jamais. Nous qui pensions aller décrocher la lune avec vous, nous sommes tombés de haut. Mais bon, il sera toujours temps de faire le bilan de cette campagne et de se dire qu’il nous aura sans doute manqué quelque chose pour gagner. Quoi ? je n’en sais rien, car nous nous sommes bien battus en allant systématiquement dans les quartiers pour rameuter les classes populaires, mais le résultat est là. C’est dur, très dur, comme vous l’avez dit.

Meilleur bilan et meilleures propositions

 Pourtant, vous aviez le meilleur bilan et les meilleures propositions pour nous projeter vers l’avant. Malgré le résultat cinglant du vote je pense que c’est vous, et vous seule, qui aviez la capacité de nous faire rêver d’un idéal, d’un avenir meilleur et plus éclairé. Pour preuve, “ils” vous on tout pris sans payer les droits d’auteur, ni vous citer dans le générique.  Si, peut-être ce matin, parce vous êtes enfin éliminée et qu’on a encore besoin de vous pour conclure dimanche prochain. Comme on dit dans les médias, ils vous ont “banalisée”... Comme si on pouvait vous banaliser ! Vous, une iconoclaste dans les concepts et si rigide sur les principes, une personnalité inclassable et pourtant tellement copiée. Mais sachez quand même, que lorsqu’on copie, il manque toujours ce qui distingue, toutes proportions gardées, Mozart d’un croque notes ou Picasso d’un barbouilleur. En un mot, il manque cette petite flamme intérieure propre à l’artiste qui innove par rapport à l’artisan qui ne sait que reproduire, souvent avec talent, ce qui existe déjà. Le premier, incompris, est enfin encensé lorsqu’il a disparu ; le second exploite la copie, encore et toujours sans l’améliorer vraiment. Ainsi va la vie et ce n’est pas nouveau.

 

Un jour la reconnaissance de l'Histoire

Un jour, je suis sûr qu’on écrira  un livre sur le combat singulier qui fut le vôtre en reconnaissant bien sûr a posteriori vos mérites. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement tant ils sont évidents ? Mais avant de devenir une légende pour le miel des historiographes, j’espère qu’on n’oubliera pas non plus de dire toutes les saloperies qu’on vous aura faites pour établir systématiquement, méthodiquement, scientifiquement  ce que j’appelle, le mot n’est pas trop fort, un assassinat politique. Ils ont presque réussi à démolir la”femme debout”. Et pourtant, vous êtes toujours là.

Le système

Chère Ségolène, j’ai vu hier soir vos larmes sur la vidéo de BFMTV. J’ai été très ému et, je ne vous le cache pas, j’ai craqué. Je trouve cela, pardonnez moi l’expression, dégueulasse, ce voyeurisme insupportable toujours prêt à s’acharner sur celui ou celle qui a mis un genou à terre. Comme si les hommes ou femmes politiques n’étaient pas des êtres humains. Mais à la réflexion, j’ai trouvé que jamais vous n’aviez été aussi grande, aussi attachante, aussi humaine dans ce moment cruel et si douloureux. Telle Icare, vous croyiez vous élever vers le soleil élyséen mais les dieux de l’Olympe solférino/médiatique, offusqués d’un tel sans gêne ne vous l’ont pas permis. Vous n’êtes pas de leur monde, alors ils vous ont carbonisés les ailes avant d’atteindre votre objectif. Comment vous, une fille de la République, une boursière, de surcroit venant de nulle part selon les critères germanopratins, comment avez vous pu rêver du podium présidentiel ? Avez vous oublié qu’il fallait d’abord avoir l’imprimatur de MM. Duhamel, Cayrol, Minc, et autres, tous ces faiseurs de rois qui nous délivrent à longueur de colonnes ou d’antenne le prêt à penser officiel ? Avez vous oublié qu’il fallait d’abord se frayer un chemin dans la nomenclature et d’en adopter tous les codes avant de postuler ?


Garder courage

 

Oui mais voilà, vous êtes Ségolène Royal, et parce que vous êtes Ségolène Royal vous avez voulu emprunter un autre chemin, faire de la politique autrement. Et c’est pour ça qu’on vous aime, telle que vous êtes, ce que vous représentez et ce que vous faites. Alors, ne changez rien, Ségolène, surtout ne changez pas. Restez telle qu’en vous même et je suis sûr, que vous allez rebondir après avoir pris la mesure de l’échec d’hier soir. Alors vous verrez, on sera encore derrière vous. Gardez courage, nous avons l’espoir !


Amitiés et à bientôt
Alain Supplisson

Source: http://forcecitoyenne94.over-blog.com/

Publicité
Publicité
Commenter cet article
Publicité