Par Dante
Il est des mots ici disent plus que tous les sondages, des intonations qui
signent plus sûrement la défaite que toutes les enquêtes d’opinion. Ce matin Nicolas Sarkozy sur Europe 1 a démontré qu’il n’y croit plus. Avec ce drôle de mea culpa sur ces premiers mois de
quinquennat.
Il reconnaît avoir manqué de solennité. C’est le moins que l’on puisse dire mais il est étonnant de le dire dans un dernier jour de campagne avant un premier tour
qui s’annonce dévastateur pour lui. Faire le énième faux mea culpa est inutile car ce qu’il n’a pas réussi à changer en 3 mois de campagne, son pêcher originel, son handicap le plus
important, à savoir son image, comment peut il espérer le changer en 24 heures ?
On entend d’ici ses conseillers en communication lui expliquer que la cristallisation n’est pas faite et que 40% des électeurs feront leur choix au dernier moment. Certes mais c’est une fable racontée aux enfants car pour ce qui concerne l’image du chef de l’état, la tendance est si lourde qu’elle ne peut plus s’inverser et qu’il ne pourra pas échapper au référendum anti-Sarkozy.
Autres mots étranges, ceux du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé !
” Nous
pouvons être fier d’avoir cheminé au côté de Nicolas Sarkozy ” a-t-il déclaré aux militants
UMP. Des mots qui ressemblent à un chant du cygne, un baroud d’honneur, comme une forme de testament politique qui dirait ” les amis, nous avons formidablement travaillé même si ça ne
marchera pas “.
Étrange vocabulaire à J-2 d’une campagne ou la force et l’espoir semblent désormais avoir cédé le pas à la fatalité et à une forme d’acceptation déjà inconsciente de la défaite.
Source : http://zeredac.com/2012/04/20/sarkozy-cope-derniers-mots-chrysanthemes-de-campagne/
