Par Belle-Amie
Ainsi Sarkozy croit croit que le scrutin reste « ouvert ». Il croyait il y a un mois encore la victoire est « tout à fait jouable ». L’élection présidentielle comme un jeu. Jouable ? Mais à quel prix pour la France et la République ? Dans un entre-deux tour ultra-droitier et dramatisé à outrance, Nicolas Sarkozy fait tout pour élu y compris la mise en danger d’autrui. Cette fin de campagne n’est pas seulement délétère, elle est un poison violent, assassin, planté au cœur de la République.
Nicolas Sarkozy dans sa volonté jusqu’au boutiste d’être réélu jette tout ce qui fait France à la vindicte populaire. La presse est clouée au pilori alors que les médias lui sont plutôt favorables. Les syndicalistes sont hués et traités de faux travailleurs dans une République sociale où le Président devrait se faire le garant du dialogue.
La gauche est accusée « d’abîmer » et de ne plus « aimer » la République, rien de moins. La gauche qui « a abîmé la République avec sa démagogie à l’école (…) avec son laxisme face au communautarisme, à la délinquance, à l’immigration illégale » a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy à Toulon. L’homme qui a commencé son quinquennat par l’ouverture le termine en faisant huer au Trocadéro et à Toulon la gaucher et les socialistes, le tout juste après avoir cité Jaurès… Une honte.
« L’obsession de l’immigration » selon l’expression de Bayrou est portée par le candidat à son paroxysme « au point de présenter dans son clip de campagne un panneau “Douane” écrit en Français et en Arabe », une obsession porteuse d’affrontements. Une obsession que ne rattrape pas l’hommage hier à Toulon aux immigrés « qui, depuis des générations, ont fait tant d’efforts pour s’intégrer et prendre en partage l’identité de la France ». Un hommage qui comme toujours permet à Sarkozy de « se dédouaner » pour mieux accuser les « immigrés d’aujourd’hui » de mettre en danger la France et son mode de vie…
Mais Nicolas Sarkozy se rend-il compte qu’il n’est pas Jacques Martin au théâtre de l’Empire mais qu’il est Président et candidat à l’élection présidentielle et qu’il est entendu ?
Entendu au point que des militants ou sympathisants UMP passent à l’acte et agressent les
journalistes Marine Turchi de MediaPart puis jeudi à Toulon, Ruth Elkrief de BFMTV.
Faudra-t-il un drame pour que Nicolas Sarkozy se rende compte que ce poison du Front National qu’il a fait sien, qu’il renforcé en le crédibilisant, en le
justifiant ? Encore ce matin, Nicolas Sarkozy s’est dit « désolé » de l’incident au cours
duquel Ruth Elkrief a été prise à partie par des militants de l’UMP tout en estimant que certains peuvent être « exaspérés par l’intolérance et le
parti-pris ».
A ce titre Nicolas Sarkozy est finalement le meilleur serviteur de Jean-Marie et Marine Le Pen. De leurs idées qu’il contribue à « blanchir » comme on blanchit l’argent sale.
Il faut espérer le changement arrive enfin et que et François Hollande l’emporte largement ce dimanche pour dire un non ferme et définitif à ces dérives inadmissibles. Il restera à extirper le poison instillé durant cette campagne et ces dernières années et les Républicains de tous bords ne seront pas de trop mener à bien cette tâche fondamentale.
Source : http://zeredac.com/2012/05/04/sarkozy-fin-dune-campagne-de-tous-les-dangers/
