Ségolène Royal à Cergy-Pontoise: "J’entame un tour de France sur la France qui se bat, qui réussit, en l’occurrence ici sur une vision positive de la banlieue." (VIDEOS, photos, déclarations)
Ségolène Royal sur le marché à Cergy-Pontoise aujourd'hui, avec Dominique Bertinotti (Photo : AFP)
Ségolène Royal était aujourd’hui à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise, non loin de la circonscription où Dominique Strauss-Kahn avait remporté sa deuxième bataille électorale en 1988, après une première élection en Haute-Savoie en 1986. Elle était notamment entourée de Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement, et de Kamel Chibli, secrétaire général de Désirs d’avenir. La coordinatrice de l’association dans le 95, Florence Augier, avait préparé l’événement avec les adhérents locaux et était également là.
Ségolène Royal, entourée d'une cinquantaine de journalistes, était venue rencontrer une dizaine de jeunes chefs d'entreprise représentatifs de « la banlieue qui réussit ». « J’entame un tour de France sur la France qui se bat, qui réussit, sur une vision positive, là en l’occurrence ici une vision positive de la banlieue. », a déclaré Ségolène Royal qui a annoncé qu’elle fera un déplacement « toutes les semaines ». « La politique, c'est être au service des autres. Rien ne remplace le contact avec les Français », a ajouté la candidate aux primaires du PS, « je prends beaucoup de plaisir dans ces contacts et j'en donne aussi. Les gens sont heureux. ».
Puis elle s'est rendue sur le marché de Cergy avant d'aller saluer les militants socialistes de la section PS de la ville.
Aux micros de l’AFP, elle a déclaré (pour voir la vidéo AFP, cliquez ici):
« Je suis sûre que les Français ont envie d’être entendus, ont envie d’être écoutés. Ils en ont assez de subir des réformes brutales et injustes, alors qu’ils savent que d’autres solutions sont possibles. Et dans cette première phase, ma volonté, c’est de démontrer que d’autres solutions sont possibles à partir de ce que font les gens, c’est-à-dire à partir de ce qui existe, de ce qui est concret, de ce qui fonctionne.
Ce pouvoir en place nous a tellement pris de choses, il nous a pris le respect des uns et des autres, il nous a pris l’enthousiasme, il nous a pris la volonté d’avancer, et moi je veux rendre aux Français ce qu’on leur a pris. »
Ségolène Royal aux micros de l'AFP à Cergy-Pontoise aujourd'hui ; derrière elle, on aperçoit Florence Augier (photo : AFP)
« Ma préoccupation est de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, de donner une vision positive de la banlieue. », a martelé Ségolène Royal. « Il y a une France qui se bat, qu'on ne voit pas, et qui a besoin de reconnaissance », a-t-elle ajouté.
Selon Reuters, Ségolène Royal est également revenu sur le thème des primaires – « on ne peut pas dire qu'on modernise notre parti et se mettre d'accord entre nous » - et sur le ‘projet présidentiel en gestation du parti’, comme l’appelle l’agence de presse, indiquant qu’il faut mettre un terme au « catalogue de promesses » qui génèrent un « scepticisme énorme », toute en refusant de « s’engluer dans les commentaires ».
Au même moment, Martine Aubry, accompagnée d’une poignée de journalistes, s’est rendue à la Cité des 4000, à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, une visite tenue secrète jusqu’au dernier moment. La première secrétaire du PS était venue parler égalité des chances et insertion professionnelle avec une trentaine de responsables associatifs et d’acteurs locaux ; elle a déjeuné avec eux dans un restaurant marocain puis a rendu visite à l’association « Fête le Mur » créée par Yannick Noah il y a 10 ans dans le but de procurer aux enfants un soutien scolaire et de permettre un entraînement au tennis.
Interrogée sur la simultanéité de sa visite en banlieue avec celle de Martine Aubry, Ségolène Royal a répondu, souriante : « Eh bien écoutez, je préfère être imitée que critiquée. ».
Ségolène Royal salue les Cergy-Pontains alors qu'elle quitte Cergy-Pontoise (Benoît Tessier/Reuters)
Elle a promis de ne pas tomber dans le piège des petites phrases : « Alors j’entends bien, je suis critiquée, je suis dénigrée, eh bien tant pis, j’avancerai quand même, et à me regarder, ils s’habitueront. », a-t-elle conclu, citant rené Char.
Frédérick Moulin
Source:
www.segoleneroyal-meag.com/