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Désirs d'Avenir des Vals de Saintonge

Blog de soutien à Ségolène ROYAL, Présidente de la région Poitou-Charentes.

Ségolène Royal sur France Inter : quand Patrick Cohen se trompe deux fois sur les retraites et Sarkozy, n’en démord pas et prend à témoin les auditeurs… (VIDEO, TEXTE intégral)

Publié le 8 Juillet 2011 par Daniel GIAT in Ségolène ROYAL

Ségolène Royal sur France Inter : quand Patrick Cohen se trompe deux fois sur les retraites et Sarkozy, n’en démord pas et prend à témoin les auditeurs… (VIDEO, TEXTE intégral)

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Dans cette première partie d’un peu plus de 11 minutes, plus de 8 ont été consacrées aux retraites. D’autres thèmes ont été également abordé en fin de partie, comme les primaires ou la nécessaire exemplarité des partis politiques : « Je pense en effet qu’un parti doit être exemplaire. ». Ségolène Royal était hier matin l’invitée de Patrick Cohen dans Le 7/9 de France Inter.

Vous vous souvenez, Patrick Cohen était ce « faiseur de roi » dans le Crash Test du Grand Journal auquel Ségolène Royal a participé récemment (ici). Un des 3 qui a dit que Ségolène Royal n’avait pas de chance de remporter a primaire socialiste – « Plutôt non », avait-il dit – la démocratie française à 3 !

Pas de surprise donc, Patrick Cohen a pris le contrepied de tout ce que disait Ségolène Royal pour ne remporter aucune victoire réelle au final, frisant parfois l’insolence« Chhhhhh… » ou « Et on en a entendu parler pendant 8 minutes. » sur les retraites.

Mais les affrontements ont été particulièrement vifs entre Ségolène Royal et Patrick Cohen sur deux points en particuliers concernant les retraites et Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal est restée courtoise mais a été ferme et combative. Et plus elle était combattue, plus elle était vive et combative. Puis jusqu’à la fin, elle a affiché un large sourire en attendant que Patrick Cohen pose ses questions, attentive et à l’aise.

Le premier point majeur de conflit a porté sur la loi Fillon de 2003 sur les retraites, Patrick Cohen soutenant que la décision de relever tout de suite la durée de cotisation légale à 41,5 ans et non en 2020 était une conséquence, « juridiquement », de la loi.

Ségolène Royal souligne le caractère inique de valider la loi Woerth le 9 décembre 2010 pour voir des statistiques INSEE sortir le même mois qui obligeraient immédiatement à un effort supplémentaire sans qu’aucune anticipation n’ait eu lieu pour des données de 10 ans d’âge, l’espérance de vie publiée alors ayant progressé de 2 ans en 10 ans.

Cohen « On a gagné 2 ans en 10 ans d’espérance de vie. » Royal « Mais c’est tout à fait faux, si c’était vrai, ça aurait été vu, écoutez, elle date de quelques mois cette loi des retraites. […] Mais c’est précisément la raison pour laquelle nous avons accepté une durée de cotisation qui passe à 41 ans en 2012 ! Et aujourd’hui, on nous dit : maintenant, ce n’est pas suffisant. »

Patrick Cohen n’en reste pas là, et veut à tout prix que la loi Fillon s’applique, et Ségolène sort un autre argument allant à l’encontre de l‘automaticité de la loi – Cohen avait dit « Elle est automatique et juridiquement … » :

Cohen « Mais c’est l’application stricte de la loi de 2003 que le gouvernement vient de mettre en œuvre. » Royal « Absolument pas. Pourquoi ? Pourquoi absolument pas ? Parce que cet allongement de la durée de cotisation ne tient pas compte de la pénibilité des tâches, et cela ça avait été promis, déjà, par la loi de 2003. La réforme des retraites avait promis la prise en compte et la négociation sur l’intégration dans le régime de retraite de la pénibilité du travail. »

Que dit la loi Fillon en son Article 12 ? Voilà ce qu’elle dit (accès à la loi ici) :

Legifrance.jpg

Loi-2003.jpg

Art-12-Loi-2003.jpg

Or aucune « négociation interprofessionnelle sur la définition et la prise en compte de la pénibilité » n’a été ouverte à ce jour : « Il y a simplement le handicap qui va être retenu, c’est quand même la moindre des choses, c’est-à-dire les travailleurs handicapés, c’est-à-dire gravement diminués », dit Ségolène Royal à Patrick Cohen.

Ségolène Royal 1 – Patrick Cohen 0 !

Deuxième point de friction, un des arguments phares de Ségolène Royal : « [Nicolas Sarkozy]  a menti [aux retraités] puisqu’il leur a promis une augmentation de 25% du niveau des retraites. » Cohen « Non ! » Royal « 25% ! ».

Ce que soutenait Patrick Cohen : « Pardon, pardon, mais Nicolas Sarkozy, dans sa campagne de 2007 a promis 25% de hausse pour le minimum vieillesse, et c’est une promesse qui a été tenue, Ségolène Royal. »

Extrait du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle le 2 mai 2007 :

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