Le Conseil national du Parti socialiste réuni mardi 27 avril à la mutualité révèle malheureusement qu’au PS rien ne bouge si ce n’est les mots, les formules qu’il faut adapter au temps. Le rideau s’est à nouveau levé, les acteurs bien poudrés ont joué leur rôle et le rideau s’est abattu avec quelques applaudissements. La pièce est achevée.
Ce qui fut particulièrement indécent dans cette présentation : c’est ce jeu du moi qui s’est répété inlassablement, intervenant après intervenant chacun en avait pour sa « chère Martine… » ! On se demandait à les entendre s’il ne s’agissait pas tout simplement d’un bal de cour dans l’attente de la distribution de postes ministériels… Martine Aubry observait tout ce jeu en jugeant les prétendants. Le peuple était bien loin de ce jeu de dupe.
Mais où sont les Françaises et les Français dans tout cela ?
Pierre Moscovici en bon élève présentait à l’oral son devoir au sujet très actuel : présenter un nouveau modèle de développement. Le sujet aurait pu être différent le résultat aurait été sûrement aussi bien construit avec un vocabulaire riche, un texte digne d’un concours de la haute administration.
Quel projet pour le Françaises et les Français ?
Décidément la direction du Parti socialiste n’a toujours pas compris ce qu’on attend d’un parti de gauche : qu’il soit en capacité de s’adresser directement au peuple. Malgré le souffle nouveau porté par Ségolène Royal, malgré l’attente du peuple révélée par les résultats aux régionales, le parti socialiste s’enferme à nouveau, s’admire, se parle à lui-même, fier d’être mais seulement d’être soi !
Philippe Allard, parole de militant
Source: motione.over-blog.com/
