2012 ; l’année Royale
Il y aura encore beaucoup d’eau à passer sous les ponts, beaucoup de sondages et pas mal de chausse-trappes sans doute, mais l’important, en ce mois de décembre 2010, est l’annonce de la candidature de Ségolène Royal.
Objectivement, nous assistons à une « droitisation rampante » de la société française. D’ailleurs les
sondages plaçant « l’illustre absent DSK » en pôle position nous le prouvent chaque jour. Le ralliement à DSK, de la grande majorité des ténors actuels du parti socialiste ,
flanqués il n’y a pas si longtemps du qualificatif «d’éléphant» est à ce titre profondément symptomatique.
La candidature de Ségolène Royale tranche avec cette réalité. Elle participe ainsi d’un gros travail de renouvellement de la gauche, en bousculant tant les oligarques du parti socialiste que les profiteurs de la « médiacratie » politique. Qu’elle en joue, qu’elle en use et que parfois cela déplaise à certains, est surement nécessaire. Ségolène Royal, pour 2012, est peut être le dernier rempart réaliste et utile avant l’affadissement complet de notre démocratie politique, économique et sociale.
Ségolène Royale présente toutes les qualités pour mener à bien ce combat sociétal et développe plusieurs identités aptes à le faciliter.; j’ai utilisé en partie le texte polémique de François Belley sur la « marque Ségolène Royale». Voir interview au Nouvel Obs du 02/12/2010 . ; extraits en italique »
Une identité de proximité ; « Notons qu'elle a choisi la presse régionale pour annoncer sa candidature, avec deux quotidiens qui sont diffusés dans la région Poitou-Charentes, son "laboratoire". Ségolène Royal s'inscrit en permanence dans cette dualité… »: la région et le pays, les Français contre les oligarchies parisiennes ou partisanes
Une approche participative de la politique. . » C'est tellement ancré dans son identité que désormais, quand on aborde la notion de participation et d'approche collaborative, on y associe aussitôt le nom de Ségolène Royal. Cela correspond à l'idée que la politique ne se fait plus seul mais avec les Français. D'où sa volonté, lors de l'annonce de sa candidature, de s'inscrire d'abord dans une phase d'écoute avec eux. Elle n'est donc pas dans une logique marketing dite de l'offre, contrairement à Nicolas Sarkozy qui propose sans cesse de nouvelles propositions pour créer le débat politico médiatique mais, au contraire, dans une logique marketing de la demande où pour construire son offre politique (c'est-à-dire son programme), elle s'appuie systématiquement sur les attentes et les préoccupations du public. »
Outre cela nous pouvons y ajouter
Une personnalité politique marquée par des qualités irréfutables, de détermination, de ténacité, de courage voire de culot, mais aussi de clairvoyance qui ne laisse pas indifférent au service d’intuitions souvent décisives. Ce sont ces qualités dont la gauche a besoin aujourd’hui.
Une identité féminine qui fonde aussi bien entendu son originalité et la force du changement proposé.
Un charisme personnel qui, par ses qualités de communication indéniables, valorise son savoir-faire..
Voilà pourquoi, à mon avis, Ségolène Royal est une chance pour la gauche, est la chance de la gauche en 2012. Le publicitaire F.Belley termine son interview en disant que Ségolène Royal doit maintenant "parvenir à un équilibre entre le désir et la confiance.
Personnellement, ma confiance je la lui donne.
Par bernard29