Trois enfants, un professeur. Morts. Devant une école juive. Sauvagement assassinés. L’enquête dira qui et pourquoi ? Reste pour le moment un sentiment de néant, un goût de cendre dans la bouche. Comment peut-on tuer des enfants, qu’ils soient juifs ou pas ?
En l’occurrence, ils le sont et c’est notre rêve républicain qui se brise un peu plus. Mais attention, amis politiques de tout bord, ne prenez pas en otage le chagrin, la colère et la révolte qui naissent sur une telle tragédie.
N’instrumentalisez pas ce fait divers pour démontrer je ne sais qu’elle théorie. La seule question qui vaille est la suivante : Comment peut-on tuer des enfants, en pleine rue, en plein jour, dans un pays qui s’appelle la France.
Pour le reste épargnez nous ce que nous avons déjà subi lors des précédentes campagnes présidentielles, en mille fois moins grave. Les synagogues qui brûlent à pâques, en 2002, et papy Voise, le visage tuméfié à la une de tous les 20h. Et en 2007, les incidents de la gare du nord.
Autant de prétextes pour faire campagne.
Aujourd’hui, des enfants sont morts. Seul le silence et des explications policières sont nécessaires. Seule la solennité et la pudeur pourront s’accorder à cette charge.
Le temps des explications viendra. Le temps de décortiquer les discours de haine et de division qui imbibent ce pays depuis trop d’années. Mais aujourd’hui, épargnez-nous les déclarations superfétatoires et péremptoires.
Soyez pudiques et responsables. Merci pour eux. Merci pour nous.
Source: http://zeredac.com/2012/03/19/fusillade-de-toulouse-ne-prenez-pas-en-otage-ce-drame/
