Insécurité: la pensée unique de Nicolas Sarkozy
Sarkozy, tout en self-contrôle
Vendredi, le ton du chef de Sarkofrance était posé, très posé. Sarkozy évita de se couper la parole, répétait certains arguments, se ménageait quelques silences pour appuyer sa détermination, les yeux souvent rivés sur son papier, parfois fixant le fond de la salle pour marquer un silence, ou prenant à témoin deux socialistes locaux, Michel Destot, maire de Grenoble, et André Vallini, président du conseil général de l'isère. Ce long monologue, calme, approximatif et fastidieux,contrastait avec la grossièreté de ses propos. Sarkozy mélangeait tout, citant pêle-mêle les cocktails Molotov jetés par des mineurs de 12 ans dans les cités, les petit et grand banditismes, l'immigration «incontrôlée», les multirécidivistes, les parents irresponsables de leurs gamins...
