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Désirs d'Avenir des Vals de Saintonge

Blog de soutien à Ségolène ROYAL, Présidente de la région Poitou-Charentes.

Le silence assourdissant de la « France silencieuse »

Publié le 13 Avril 2012 par Daniel GIAT in zeredac

Silence - © Razak

La majorité silencieuse ? - © Razak

Par Beaumarchais

Quand la droite commence à faire appel à la « France silencieuse », c’est que l’heure est grave. Et vu le nombre de fois où l’appel a été lancé ces derniers jours, par le candidat de l’UMP lui-même, on n’est pas loin de penser que la situation est pour lui désespérée.

Mais qu’est-ce donc que cette « France silencieuse » ?

Sa première particularité est de n’être jamais définie par celui qui la prend à témoin ou l’appelle à la rescousse. C’est un corps aux contours flous, mouvants, dont on n’est pas totalement sûr de la réalité, presque mythique depuis qu’on lui a attribué le sauvetage de la France conservatrice du général de Gaulle menacée par les gauchistes de mai 68.

« La France qui se lève tôt » de 2007 la recouvrait, on peut le supposer, en partie. Dans l’esprit de Nicolas Sarkozy, c’est probablement une France conservatrice, du « c’était mieux avant », votant traditionnellement à droite, attachée à l’ordre, qui met la valeur travail au dessus de tout, qui est attachée à la petite entreprise, qui amalgame la solidarité à l’assistanat, qui considère la construction européenne davantage comme une contrainte que comme un progrès.

Cette « France silencieuse » existe-t-elle vraiment dans le sens où elle se reconnaîtrait en tant que telle, ou est-elle une simple construction intellectuelle dont Patrick Buisson, le conseiller extrême-droitisant de Nicolas Sarkozy, est le théoricien persévérant ?

Toujours est-il qu’elle est pour le moment plus silencieuse que jamais et qu’on en trouve guère de trace dans les sondages au-delà du socle du candidat de l’UMP ne dépassant pas les 30% malgré les appels du pied constant qu’il lui fait depuis le début de la campagne par les thèmes qu’il porte.

C’est que la politique qu’il a menée depuis 2007 et sa façon d’être sont à rebours des valeurs de notre virtuelle « France silencieuse ». Malgré les discours martiaux, l’insécurité a augmenté. Loin de favoriser les petits entrepreneurs, ceux qui osent prendre des risques, qui travaillent beaucoup plus que les 35 heures hebdomadaires, Nicolas Sarkozy a favorisé, notamment dans ses choix fiscaux, les rentiers et n’a rien fait pour décourager la spéculation et les revenus mirobolants des grands patrons du CAC 40 avec lesquels il s‘est ostensiblement affiché dès le soir de son élection.

Son comportement résumé dans le néologisme « bling bling », désormais entré grâce à lui dans le vocabulaire courant, a choqué profondément cette frange de la population.

Pour la « France silencieuse » comme pour la France qui parle, le bilan de Nicolas Sarkozy est son boulet. Et si on en croit le précédent de 1968, cette « France silencieuse » ne se met en mouvement que lorsqu’elle a peur. Peur qu’une révolution ne vienne balayer ce qu’elle a durement gagné par son travail. D’où l’agitation de l’épouvantail Mélenchon et du risque d’une faillite de notre pays si François Hollande accède aux responsabilités.

Il semble que la « France silencieuse » ne soit pas dénuée de réflexion et qu’elle se méfie aujourd’hui, pour le malheur du président sortant, davantage de son agitation frénétique que de la volonté affichée de François Hollande de remettre de la justice socialedans le fonctionnement de notre pays.

Source : http://zeredac.com/2012/04/13/le-silence-assourdissant-de-la-france-silencieuse/

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