Par Dante
Quand c’est raté, c’est raté ! Malgré le léger mieux des quinze derniers jours, Nicolas Sarkozy boit la tasse jour après jour dans les sondages. Une batterie qui le donne systématiquement à la baisse avec des écarts faramineux pour le second tour.
La stratégie de droitisation n’a pas fonctionné au niveau où il l’aurait souhaité : Marine Le Pen n’est pas asséchée et a au contraire bien fixé son électorat dans cette dernière ligne droite.
Les yeux doux au centre de Bayrou ne fonctionnent pas bien non plus. Le Béarnais, lui même en reflux total tente d’abord de sauver sa peau, de ne pas finir en dessous de 10 et ensuite, il verra de quel côté il peut aller.
Sarkozy, contraint par la campagne officielle qui oblige à l’égalité stricte des temps de parole ressemble de plus en plus à un Roi nu. Plus d’artifice de communication, de mises en scène gigantesque version péplum qui pouvait faire illusion, désormais il est à l’os… Lui face aux Français et sa seule parole, dépouillée du décorum est de moins en moins audible. Le bilan refait surface, son mensonge sur sa visite à Fukushima l’abîme un peu plus encore, les divisions recommencent à jaillir dans son camp à ciel ouvert. Les conseillers et les élus ne cachent plus leurs états d’âme et Sarkozy a beau répéter qu’il y aura des surprises au soir du premier tour, personne ne semble plus y croire.
Pourtant, à tous les journalistes qu’il rencontre, il affiche sa meilleure mine, libre, détendue et déterminée mais le Président sortant a toujours été un formidable acteur, un maître des illusions mais cette fois le public ne s’y laisse plus prendre.
Dernier subterfuge en date, cette ridicule polémique sur la visite de Michel Vauzelle au Mexique. La famille de Florence Cassez a sur-réagît aujourd’hui pour dénoncer, via son avocat, une visite diplomatique d’un François Hollande qui se prendrait déjà pour le président élu. Un communiqué qui semble rédigé directement par l’Elysée. Quand on en est là, à tenter de faire feu de tout bois, c’est qu’on ne sait plus à quelle branche se raccrocher.
Demain, la Concorde sera pleine à n’en pas douter mais ce ne sera encore qu’une illusion, celle des cars remplis pour fabriquer ce merveilleux village Potemkine. Car la réalité est là, bel et bien là, cruelle et tenace : les Français ne veulent plus de Sarkozy comme chef d’Etat ni de la droite à l’Assemblée. Ils souhaitent profondément, viscéralement, l’alternance politique.
Les derniers jours de campagne ressemblent pour Sarkozy à une descente aux enfers.
Source : http://zeredac.com/2012/04/14/sarkozy-panique-a-bord/
